13.10.2017, 15:54  

Morges: il veut stopper la «jungle» des affiches

Abonnés
chargement

 13.10.2017, 15:54   Morges: il veut stopper la «jungle» des affiches

MORGES - Conseiller communal socialiste, Rémi Petitpierre veut encadrer la publicité sur le domaine public.

«Pour une politique d’affichage plus démocratique»: c’est l’intitulé du postulat déposé par le socialiste Rémi Petitpierre lors de la séance du délibérant morgien du 4 octobre dernier. A 21 ans tout juste, l’étudiant en sciences de la vie à l’EPFL, l’un des plus jeunes élus de La Coquette, entend combattre «les nuisances» occasionnées par l’affichage publicitaire sur le territoire urbain.

«Alors que d’autres communes, telles Lausanne et Nyon, ont déjà pris des mesures de restriction de l’affichage publicitaire, voire carrément...

«Pour une politique d’affichage plus démocratique»: c’est l’intitulé du postulat déposé par le socialiste Rémi Petitpierre lors de la séance du délibérant morgien du 4 octobre dernier. A 21 ans tout juste, l’étudiant en sciences de la vie à l’EPFL, l’un des plus jeunes élus de La Coquette, entend combattre «les nuisances» occasionnées par l’affichage publicitaire sur le territoire urbain.

«Alors que d’autres communes, telles Lausanne et Nyon, ont déjà pris des mesures de restriction de l’affichage publicitaire, voire carrément d’interdiction, comme Grenoble, en France, à Morges, on est, hélas, très loin de l’un des cas comme de l’autre", constate Rémi Petitpierre.

Affichage massif déploré

"Je n’irai pas jusqu’à qualifier la situation d’anarchique, mais Morges est clairement en retard sur ce point. J’aimerais que l’on ait une réflexion d’ordre éthique, quant à l’influence exercée par la publicité sur les comportements d’achat des consommateurs... Il n’est pas anodin, à ce titre, que des enfants et des adolescents, se baladant en ville, se retrouvent régulièrement confrontés à des affiches pour McDonald’s ou Coca-Cola.»

Rémi Petitpierre déplore, par ailleurs, «latrop grande visibilité de campagnes menées par des multinationales pour vendre des voitures, des assurances et des bijoux. De manière générale, cet affichage ne profite pas aux entreprises et commerces morgiens.» Rémi Petitpierre évoque, en outre, les dommages d’ordre esthétique. Il souhaite, par ailleurs, dans un souci de démocratisation de l’accès, que plus d’emplacements soient mis à disposition des acteurs locaux, associations, organisateurs de manifestations sportives et culturelles.

Résilier la convention avec la SGA

L’auteur du postulat invite, en conséquence, la Municipalité «à prendre des dispositions pour résilier, au plus vite, la convention avec la Société générale d’affichage (SGA)», arrivant à échéance en 2019, et ce avant même qu’elle ne soit reconduite automatiquement. «Il ne s’agit pas forcément de décider de cesser toute collaboration avec eux, mais d’initier une politique d’ouverture, comme pour n’importe quel autre marché public.C’est ce qu’a fait Lausanne. En la matière, la SGA n’est pas en position de monopole. L’existence d’autres partenaires possibles a permis à la ville de négocier des contrats et des tarifs meilleurs pour elle.»

Parmi les pistes proposées à l’exécutif, et pour n’en exclure aucune a priori, il inclut la variante de la gestion interne globale de l’affichage. «Mais c’est beaucoup plus compliqué», admet-il. La Municipalité et le Conseil communal se détermineront ultérieurement. 


Vous avez lu gratuitement
une partie de l'article.

Pour lire la suite :

Profitez de notre offre numérique dès Fr 2.- le 1er mois
et bénéficiez d'un accès complet à tous nos contenus

Je profite de l'offre !

À lire aussi...


Top