19.05.2017, 00:01  

La Cité-Ouest panse ses plaies

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L’origine de l’incendie n’a pas encore été déterminée. L’appartement, lui, est totalement détruit.

 19.05.2017, 00:01   La Cité-Ouest panse ses plaies

GLAND Après l’incendie qui a frappé l’une des tours du quartier mercredi, l’heure est maintenant aux grands nettoyages.

Fabien darvey

fabien.darvey@lacote.ch

La vie a repris son cours dans le bâtiment de la Cité-Ouest où un appartement a été ravagé par les flammes, mercredi. Au pied de l’immeuble, les gens s’arrêtent, observent les deux carrés carbonisés au sommet de la tour, vestiges d’un sinistre d’une rare intensité.

Dans les étages, des équipes de nettoyage s’affairent à remettre les lieux en état....

Fabien darvey

fabien.darvey@lacote.ch

La vie a repris son cours dans le bâtiment de la Cité-Ouest où un appartement a été ravagé par les flammes, mercredi. Au pied de l’immeuble, les gens s’arrêtent, observent les deux carrés carbonisés au sommet de la tour, vestiges d’un sinistre d’une rare intensité.

Dans les étages, des équipes de nettoyage s’affairent à remettre les lieux en état. Aspiration de l’eau, calfeutrage des fenêtres explosées, récolte des habits dans les appartements supérieurs pour les traiter, autant d’activités qui ont rythmé la journée de jeudi. «En plus de l’appartement concerné, qui est totalement détruit, deux autres ont été bien touchés, explique Alfred Kung, l’administrateur technique de la PPE. Mais il y a eu pas mal de dégâts d’eau sur la descente puisqu’elle s’est infiltrée par les conduites de chauffage et les radiateurs.» A tel point que des flaques se sont invitées jusqu’au bas de l’immeuble. «De l’eau coulait depuis ma fenêtre, côté Jura, expose une habitante du deuxième étage. Il y en avait aussi sous l’armoire et le canapé, mais je m’en tire bien.»

Dans la partie supérieure de la tour, les odeurs de produits de nettoyage se mêlent à celle de la fumée. «Nous n’avons pas subi d’autres nuisances que ça donc nous avons beaucoup aéré, témoigne Maria Reznichenko, qui réside en famille au onzième étage mais sur l’autre aile de l’immeuble. Ils sont venus mettre du produit sur les meubles pour dissiper l’odeur. On imaginait que ça serait pire, on est soulagés. Nous sommes très bien entourés, c’est bien organisé.» Grâce au travail des pompiers mercredi, le feu ne s’est pas propagé.

«Je ne voyais même pas mon salon»

A part de la suie et de la fumée, l’appartement voisin du sinistre n’a pas été impacté. «Je suis venue ce matin (ndlr: jeudi) pour la première fois, indique la résidente. Je m’estime chanceuse. Durant l’incendie, j’étais coincée sur mon balcon et je ne voyais même pas mon salon. Maintenant, on vit au jour le jour. Il faudra du temps pour tout repeindre, mais ce n’est pas le plus important.» Comme d’autres habitants vivant entre le onzième et le treizième étage, elle n’a pas dormi chez elle jeudi soir.

Tout comme Thierry Genoud, municipal à Gland, qui vit au sommet de la tour. «C’est un petit désagrément mais de loin pas catastrophique, concède l’élu glandois. Je pensais réintégrer mon logement le soir même, mais j’ai été trop optimiste. Nous avions de la suie jusque dans le salon, qui est à l’opposé de la chambre dont les fenêtres ont explosé.» Jeudi, il a logé chez un ami. Pour l’heure, seuls deux foyers ont fait appel à la commune pour un logement d’appoint. Maintenant, le marathon des assurances débute.

Prévue vendredi, la Fête des voisins a été maintenue. Seul l’aspect festif a été évacué. «Il fallait maintenir l’événement, les gens en ont besoin, explique une des organisatrices. C’est maintenant que les liens se resserrent.»

Une histoire d’échelles

Alors, pas assez longue l’échelle des pompiers nyonnais pour combattre l’incendie de la Cité-Ouest? La venue, depuis Lausanne, de l’imposant bras élévateur de 42 mètres semblait en tout cas le suggérer. Acquis il y a deux ans par l’ECA, le véhicule peut intervenir sur l’ensemble du canton. Pourtant, selon Daniel Grosjean, commandant du SDIS Gland-Serine, il s’agit d’un faux problème: «Prenez un gratte-ciel de Dubaï, aucune échelle au monde ne peut atteindre les derniers étages de ce genre d’édifice. En réalité, ce sont les mesures constructives d’un bâtiment qui constituent la meilleure arme contre la propagation d’un feu.» Idéalement, dans une tour comme celle de la Cité-Ouest, un incendie devrait être circonscrit à son appartement d’origine. «C’est le boulot des portes coupe-feu. L’objectif est de permettre aux habitants de quitter les lieux en empruntant la cage d’escalier.» C’est d’ailleurs ainsi que les choses se sont passées mercredi à Gland. «Il a d’abord été dit que des personnes avaient été évacuées par la nacelle, mais c’est une erreur. Tout le monde est descendu à pied.» gbt


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