13.10.2017, 00:01  

La Côte entre ambition et modestie

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Dylan Tappy (au centre) et les volleyeurs glandois joueront sur deux tableaux mais avec des ambitions distinctes.

 13.10.2017, 00:01   La Côte entre ambition et modestie

VOLLEYBALL Ambitieux en Coupe suisse, les volleyeurs lémaniques se montrent plus timides pour la championnat, qu’ils entameront ce samedi à Colombier.

vanessa vuille

sports@lacote.ch

Le 6 octobre dernier, les hommes de La Côte affrontaient la deuxième ligue de Bussigny. Après un premier set de rodage, les Vaudois sont parvenus à trouver leur rythme: «Ils avaient un gros service, on a eu de la peine en réception, analysait Eric Payot, coach de l’équipe lémanique. Par la suite, Greg (ndlr: le passeur) et moi...

vanessa vuille

sports@lacote.ch

Le 6 octobre dernier, les hommes de La Côte affrontaient la deuxième ligue de Bussigny. Après un premier set de rodage, les Vaudois sont parvenus à trouver leur rythme: «Ils avaient un gros service, on a eu de la peine en réception, analysait Eric Payot, coach de l’équipe lémanique. Par la suite, Greg (ndlr: le passeur) et moi nous sommes bien trouvés, et on a pu commencer à mettre des points.»

Dans un système où chaque défaite est synonyme d’élimination directe, la victoire 3-1 des Vaudois leur permet d’accéder au 3e tour de la Coupe. Le prochain match, qui devra être joué avant le 29 octobre, les verra affronter une autre équipe romande, Delémont ou Neuchâtel qui s’affrontaient jeudi soir.

Une deuxième ligue de première classe

D’ici là, les volleyeurs vaudois espèrent composer une équipe combative. Car l’équipe de Coupe suisse et l’équipe de championnat ne sont pas identiques. «D’entente avec le comité, on a décidé que, pour la Coupe, on créerait une équipe en prenant les meilleurs joueurs de 1re et de 2e ligue», expliquait Eric Payot. L’objectif du VBC La Côte? Aller le plus loin possible dans l’aventure, jusqu’à – qui sait? – attirer une équipe de ligue B ou de ligue A aux Tuillières.

Depuis plusieurs années, la 1re ligue souffre d’une sorte de complexe d’infériorité vis-à-vis de sa petite sœur la deuxième ligue. A cause d’un planning des matches plus contraignant et de déplacements plus importants, beaucoup de joueurs expérimentés choisissent de rester en deuxième ligue et de laisser des équipes de niveau inférieur monter dans la ligue supérieure. La Côte ne fait pas exception à la règle, c’est pourquoi, dans les moments-clés, la 1re ligue n’hésite pas à faire appel aux camarades de la «deux».

«Ne pas faire la fine bouche»

S’agissant des effectifs pour l’équipe de championnat, Eric Payot avouait ne pas pouvoir «faire la fine bouche». Les rangs vaudois semblent toutefois correctement fournis. La Côte mise principalement sur des joueurs formés au club et actifs en 1re ligue depuis plusieurs saisons, et le retour d’un ancien joueur et l’arrivée inattendue d’un central allemand devraient grandement renforcer l’équipe (lire encadré).

En revanche, faute d’avoir pu trouver un entraîneur, Eric Payot devrait continuer d’assumer la triple casquette de joueur, entraîneur et coach. Après quelques séances d’essai au printemps dernier avec les volleyeurs glandois, l’ancien international ukrainien Oleg Petrachenko avait en effet décidé de ne pas s’engager comme entraîneur-coach pour La Côte, lui préférant un projet mieux ficelé à Nidau.

Un sauvetage in extremis

Rappelons que les joueurs lémaniques reviennent de loin. A l’issue de la saison dernière, l’équipe de 1re ligue avait été reléguée. Si le club vaudois peut aligner une formation dans cette ligue pour la quatrième saison consécutive, c’est parce que la deuxième équipe du club avait, elle, obtenu sa promotion lors des matches de barrage. Une descente et une montée, le compte était bon pour les Vaudois qui pouvaient souffler après une saison particulièrement laborieuse.

«Cette année, on vise le maintien, histoire de pérenniser le travail», affirmait Eric Payot. Or, à l’issue de la saison, les deux dernières équipes seront automatiquement reléguées. «Obtenir une place de barragistes serait déjà bien. Mais j’ai bon espoir!», positivait le coach glandois. Premier élément de réponse samedi, contre Colombier.

Un effectif dans la continuité

Le cœur de la formation lémanique restera le même que la saison précédente, avec des jeunes formés au club comme David Schneider, Dylan Tappy, Mounir Benouali et Martin Bürke, sous la houlette d’Eric Payot. Deux juniors fraîchement débarqués de l’équipe des moins de 19 ans viendront tenter de faire leurs armes. La passe devrait être partagée entre Neal van Rooj et Eric Payot. Bonne nouvelle pour les «bleus», Eugène Blanchard, joueur expérimenté et polyvalent, devrait participer aux matches à domicile.

Mais l’atout principal de la formation lémanique cette saison devrait être Christoph Jönsson-Timmer. Récemment arrivé de Cologne, ce central de 43 ans a de sérieux atouts : l’expérience (il a joué plusieurs années dans des équipes du niveau de la LNB suisse) et la taille (pas moins d’1m93). Et à en croire Eric Payot, «c’est un monstre!» vv


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