23.01.2018, 00:01

Roué de coups jusqu’à ce que mort s’ensuive

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Par ats

YVERDON-LES-BAINS Un Roumain de 22 ans était jugé hier pour avoir tué un quinquagénaire pour une histoire d’argent.

Un Roumain accusé d’avoir tué un Sainte-Crix à Yverdon-les-Bains a comparu hier devant le Tribunal criminel de l’arrondissement du Nord vaudois. Il aurait roué de coups un homme de 53 ans avant de lui dérober le contenu de son porte-monnaie.

La victime, connue dans la région comme celui qui contrôlait l’accès aux pistes de ski de fond et pour faire régulièrement du stop entre Yverdon-les-Bains et Sainte-Croix, avait été trouvée morte, le visage dans une flaque de sang, non loin du port en juillet 2015. Un certain nombre de ses objets personnels avaient été retrouvés à proximité, dont son porte-monnaie.

Coups admis

En ouverture d’audience, l’accusé, un Roumain de 22 ans sans domicile fixe en Suisse, a admis qu’il avait donné des coups au Sainte-Crix de 53 ans. Il a demandé pardon à la famille sans pour autant admettre les faits qui lui sont reprochés. «Cette nuit-là, je ne lui ai rien pris», a affirmé l’accusé.

Quelques jours avant le drame, l’accusé avait été rémunéré pour entretenir une relation de nature sexuelle avec le Sainte-Crix. Le jour même, les deux hommes avaient passé l’après-midi à la plage, avant de rejoindre le restaurant pour la soirée.

«Il m’avait promis 300francs. J’ai décidé de partir du restaurant quand j’ai vu qu’il n’avait plus d’argent pour payer les consommations et il m’a suivi en me demandant de l’attendre», a expliqué l’accusé. La victime, qui était fortement alcoolisée, l’aurait saisi par le pull. L’accusé aurait, dit-il, pris peur et lui aurait donné deux ou trois coups pour fuir.

«Quand je me suis enfui, je me suis retourné et je l’ai vu assis. Si je l’avais vu couché par terre, j’aurais appelé l’ambulance. Et si j’avais su qu’il était mort, je serais parti à la maison, en Roumanie», a ajouté le jeune homme qui avait été arrêté à Yverdon-les-Bains, le lendemain des faits.

Peu crédible

«Vous comprenez que l’on ne peut pas croire la version des faits que vous nous donnez», a lancé le procureur Franz Moos à l’accusé. «Et pourquoi votre compagne a-t-elle expliqué que vous avez frappé la victime parce qu’elle ne vous avait pas donné d’argent?», a-t-il ajouté sans obtenir de réponse.

Le corps de la victime présentait de multiples lésions sur le crâne. Selon le rapport d’autopsie, le décès est consécutif à un traumatisme facial extrêmement sévère.

Durant l’audience, l’accusé, qui est renvoyé pour assassinat, n’a cessé de revenir sur ses déclarations. «Est-ce que vous inventez au fur et à mesure, Monsieur?», lui a lancé le président. Le verdict tombera ultérieurement. ats


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