12.01.2018, 00:01

Les Européens font bloc derrière l’Iran

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Le ministre iranien Javad Zarif était reçu à Bruxelles, hier.

 12.01.2018, 00:01 Les Européens font bloc derrière l’Iran

Par bruxelles, tanguy verhoosel

Les Européens ont mis, hier, la pression sur le président américain, Donald Trump, afin qu’il ne mette pas en charpie l’accord multilatéral que l’Iran a conclu en 2015 dans le domaine nucléaire. Pour l’Union, il est «crucial».

La cheffe de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, et les ministres français, britannique et allemand des Affaires étrangères ont reçu à Bruxelles...

Les Européens ont mis, hier, la pression sur le président américain, Donald Trump, afin qu’il ne mette pas en charpie l’accord multilatéral que l’Iran a conclu en 2015 dans le domaine nucléaire. Pour l’Union, il est «crucial».

La cheffe de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, et les ministres français, britannique et allemand des Affaires étrangères ont reçu à Bruxelles leur homologue iranien, Javad Zarif, à la veille d’une décision de Washington qui pourrait être hasardeuse. Donald Trump devra «certifier» aujourd’hui au Congrès américain que Téhéran respecte l’engagement qu’il a pris en juillet 2015 vis-à-vis des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie, de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne: réserver à un usage civil le programme nucléaire qu’il a développé. Au cas où l’imprévisible président américain s’y refuserait, Washington pourrait réinstaurer des sanctions économiques à l’encontre de l’Iran, qui a déjà promis des représailles.

Points de désaccord

Pour les Européens, ce serait une catastrophe. Leurs entreprises seraient pénalisées aux Etats-Unis si elles continuaient à commercer avec l’Iran. Par ailleurs, l’accord sur le nucléaire iranien «fonctionne» – l’Agence internationale de l’énergie atomique l’a confirmé à de nombreuses reprises. Dans ce contexte, Paris «insiste sur le respect intégral de l’accord», y compris par «nos alliés américains», a martelé le Français Jean-Yves Le Drian. «Il n’y a pas de solution de remplacement à cet accord», a surenchéri le Britannique Boris Johnson.

Si les Européens ont fait bloc derrière l’Iran, hier, ils ne lui ont pas pour autant accordé un statut de sainte-nitouche. «Il ne faut pas cacher qu’on a des points de désaccord», a résumé Jean-Yves Le Drian. Ils concernent en particulier les agissements de Téhéran en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen, ou encore le développement d’un programme iranien de missiles balistiques. bruxelles, tanguy verhoosel


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