11.09.2019, 21:32

Débat sur le commerce nyonnais: «Ce soir, on va sortir la bombe!»

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Référendum Pour ou contre des commerces ouverts jusqu’à 19h le samedi, à Nyon? Mercredi soir, à la salle du Conseil communal, les partisans et les opposants à cette heure supplémentaire ont débattu. Voici les moments marquants. Et ce fut chaud!

On savait les fronts tendus, le débat de mercredi soir en a apporté une nouvelle preuve. Les échanges ont été musclés à propos de l’extension de l’ouverture des commerces de 18h à 19h, le samedi à Nyon. Le problème des heures d’ouverture des magasins a souvent glissé vers la problématique employé-employeur et celui de la convention collective de travail. Au cœur d’une nouvelle passe d’armes, le débat s’est enflammé: «Ce soir, on va sortir la bombe, s’est fâchée Marisa Benedetto, partisane de cette heure supplémentaire.

La présidente de l’Association des commerçants de Nyon (SIC) a sorti l’artillerie lourde: «En 2016, Unia avait signé un accord avec la SIC pour une ouverture à 19h, accord envoyé à la Ville en vue du changement du règlement communal! Et Unia s’est rétracté! Dites la vérité! Il y a aussi des moutons noirs chez vous, et peut-être même plus que du côté du commerce de détail!»

Pris à partie, Yves Defferrard, secrétaire régional du syndicat Unia Vaud, a répondu: «Oui, il y a une incompréhension concernant cet accord et les jours de repos avant les jours fériés. On s’est excusé et on s’excuse à nouveau.»

«Ce préavis a été fait à la va-vite!»

Bref, les mots ont fusé, par vagues, haut et fort. «Ce n’est pas parce qu’on crie plus fort qu’on a raison», a tenu à nuancer Sacha Vuadens, élu socialiste et membre du comité référendaire. On ne remet pas en doute les difficultés des commerces nyonnais. Cet horaire de 19h cristallise le problème, mais le problème est-il là?»
 


Les partisans de cette prolongation ont tiré à boulets rouges sur la concurrence. «Une concurrence déloyale et injuste dans un rayon d’un kilomètre», a martelé Marisa Benedetto. La Municipalité de Nyon défend également cette extension: «Que fait Unia avec Signy Centre? Il y a 1200 places gratuites, le centre ferme plus tard et il n’a pas Unia sur le dos! Voilà notre concurrence!» a envoyé le syndic Daniel Rossellat.

S’en est suivi un vif échange entre le syndic et Yves Defferrard. A l’image de ce débat plus qu’animé. «Nous pensions qu’il n’y avait pas les conditions nécessaires pour accepter ce préavis. Ce préavis a été fait à la va-vite!» a lancé Sacha Vuadens.

«Une possibilité, pas une obligation»

Et de revenir sur la question des horaires: «Entre 16 à 19h, le samedi, c’est là qu’on fait 40% de chiffre d’affaires», a assuré Marisa Benedetto. Dans le public, des vendeuses ont réfuté: «Ce n’est pas vrai!» Pour sa part, Daniel Rossellat a tenu a rappelé: «Cette heure supplémentaire, c’est une possibilité, pas une obligation. C’est mieux d’essayer quelque chose, plutôt que de ne rien faire. Donner une chance supplémentaire à nos commerçants.»

Et Sacha Vuadens de rétorquer: «Tous les commerçants n’ont pas le personnel pour assurer cette heure supplémentaire. Et quand est-ce que cela va s’arrêter? Si on passe à 19h, que va faire Signy Centre?» Bref, les mots ont fusé, par vagues, haut et fort. Et les fronts sont restés en désaccord.

Le peuple aura le dernier mot: les Nyonnais sont appelés à voter le 22 septembre.


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