06.12.2017, 22:57  

Polémique autour des sapins

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Les commerçants de la rue du Collège sont fiers de leur arbre.

 06.12.2017, 22:57   Polémique autour des sapins

NYON Le traditionnel conifère de la place du Château est remplacé par des «arbres célestes» qui suscitent de vives réactions.

«De l’art bobo bas de gamme», «on fait n’importe quoi au nom de l’art», «le symbole de Noël, c’est un sapin, pas ces espèces de cordages qui ne représentent en rien l’esprit, ni la magie de Noël», «on vivrait dans un pays sans sapin je comprendrais, mais là, je ne capte pas.» Ce sont quelques-uns des commentaires que l’on...

«De l’art bobo bas de gamme», «on fait n’importe quoi au nom de l’art», «le symbole de Noël, c’est un sapin, pas ces espèces de cordages qui ne représentent en rien l’esprit, ni la magie de Noël», «on vivrait dans un pays sans sapin je comprendrais, mais là, je ne capte pas.» Ce sont quelques-uns des commentaires que l’on peut qualifier de modérés recueillis ces derniers jours sur Facebook. Assurément, les «arbres célestes» posés à la place Bel-Air et devant le château ne laissent pas les Nyonnais indifférents, pro et anti allant même jusqu’à s’étriper sur la Toile.

De la place du Château à Perdtemps et Rive-Est

Dans le cadre des animations prévues pour les fêtes de Noël, la Société industrielle et commerciale (SIC) et la Ville ont décidé d’unir leurs moyens et d’innover. Et c’est cette dernière qui a pris en charge la décoration en mandatant le bureau d’urbanisme Belandscape pour installer des sapins lumineux 2.0 constitués de cordages verts et turquoise («Le Quotidien de La Côte» du 30 novembre). «Tant mieux s’il y a un débat. Une fois que le marché de Noël sera installé, je suis sûr qu’il y a aura une adhésion large et unanime», assure Daniel Rossellat. Sauf que pour nombre d’internautes, ces «arbres célestes» ressemblent beaucoup à la décoration de Paléo en 2014, imaginée par le bureau Belandscape. «Paléo est une ville éphémère et si quelque chose marche, on serait bête de ne pas réutiliser l’idée», commente celui qui porte la double casquette de patron du festival et de syndic. Remettant celle d’élu, il ajoute que le prix de ces sapins 2.0 est inscrit dans le cadre du budget éclairage de la ville et qu’il reste modéré.

Toujours est-il que le bureau Belandscape n’en est pas à sa première réalisation éphémère pour la ville de Nyon. Il avait été choisi pour concevoir les aménagements temporaires du square de la place Perdtemps et ceux prévus pour donner un coup de neuf à Rive-Est. Il va également se pencher sur la refonte de la place du Château, qui doit être débarrassée de ses voitures, et sur la partie sud de la gare. «Ses responsables agissent comme conseillers pour apporter des idées, pour concevoir des projets simples, modulables et recyclables et qui ne coûtent pas trop cher. Ils ont la compétence et des références avec des réalisations à Neuchâtel et à Lausanne», réplique Daniel Rossellat, pour expliquer ces collaborations.

Si les sapins 2.0 déchaînent les passions, un autre, doté cette fois-ci de vraies branches et d’épines, ne manquera pas de susciter à son tour des commentaires. D’une hauteur de plus de trois mètres, c’est celui que se sont fait livrer, mardi soir, les commerçants de la rue du Collège. Ils l’ont acheté et décoré à leurs frais. «Ce n’est pas de la provocation», s’empresse de souligner Alexandre Paul, qui note que la Municipalité a été informée de la démarche. Ce conifère vient s’ajouter aux petits sapins qu’installent chaque hiver les commerçants de cette artère devant leur boutique. «Notre but reste la recherche de visibilité», insiste le chocolatier.

Un conifère à la place du totem

Avec ses voisins, ils avaient souhaité installer un totem pour communiquer sur leurs enseignes, durant les Fêtes. Sauf que la Municipalité n’avait pas donné suite à leur proposition, estimant que leur projet manquait d’originalité («Le Quotidien de La Côte» du 21 novembre). Un refus qui a été, dans un premier temps, difficile à digérer au regard de l’investissement en temps. «Nous ne sommes pas des commerçants qui ne faisons que de nous plaindre!», martèle Alexandre Paul, qui tient à souligner l’esprit d’initiative qui existe dans leur rue.

Arbres célestes ou sapins traditionnels: cette bisbille fait parler de Nyon, hors de ses murs, et peut susciter l’intérêt de visiteurs extérieurs. Un objectif tout à fait assumé par la SIC et la Ville.

INFO +

Des avis plutôt positifs

«Le Quotidien de La Côte» a lancé un sondage sur sa page Facebook. A l’heure du bouclage de cette édition, sur 155 votes, 63% des participants trouvaient les sapins 2.0 jolis et 37% ne les appréciaient pas.


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