12.10.2017, 00:01  

Les Bandits rêvent d’un grand avenir

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Une des forces du club morgien: son effectif, fort aujourd’hui de 40 pensionnaires.

 11.10.2017, 23:08   Les Bandits rêvent d’un grand avenir

FOOTBALL AMÉRICAIN La formation morgienne compte gagner la Ligue romande et rejoindre prochainement la LNC

valérie durussel

sports@lacote.ch

«Nous voulons absolument jouer la finale, puisque nous sommes passés à côté l’an passé.» Le président des Morges Bandits, Emmanuel Bonny, donne le ton. Après un sans-faute au cours du championnat régulier de la Ligue romande (NSFL), l’équipe entraînée par le perfectionniste head coach Guy Faravel est d’ores et déjà assurée de jouer les play-off, à Fribourg,...

valérie durussel

sports@lacote.ch

«Nous voulons absolument jouer la finale, puisque nous sommes passés à côté l’an passé.» Le président des Morges Bandits, Emmanuel Bonny, donne le ton. Après un sans-faute au cours du championnat régulier de la Ligue romande (NSFL), l’équipe entraînée par le perfectionniste head coach Guy Faravel est d’ores et déjà assurée de jouer les play-off, à Fribourg, le 29 octobre prochain.

La force de la formation du Parc des Sports réside, entre autres, dans l’importance de son contingent – composé de quelque 40 joueurs – et dans sa cohésion d’équipe.

Longévité et complicité

«Ça m’a tout de suite plu, parce que chaque joueur dans l’équipe est nécessaire pour atteindre la victoire. Quand j’ai commencé les entraînements l’an passé, je n’ai pas été mis de côté; ils m’ont formé. Il y a un vrai esprit d’équipe, souligne le futur center et defensive lineman Léandro, qui, du haut de ses 16 ans, est encore trop jeune pour jouer avec les élites. Je me réjouis vraiment de pouvoir filer un coup de main l’an prochain et de prouver que mes entraînements n’ont pas servi à rien.»

Les progrès et la compétitivité de l’équipe trouvent leur source dans la longévité de son staff d’entraîneurs, fidèle au poste depuis plusieurs saisons, ainsi qu’à l’importance accordée à la Santé des joueurs.

«Plusieurs de nos coaches sont là depuis six ans déjà et ça fait une grosse différence, constate le président des Bandits. Nous avons également une philosophie plus dure par rapport aux blessures, car nos coaches refusent de laisser un joueur entrer sur le terrain ne serait-ce qu’avec une petite blessure. Ça nous permet aussi de les économiser au bon moment et de les présenter en forme pour viser la finale.»

L’exemple genevois

Les ambitions du club ne sont pas uniquement basées sur les résultats de l’équipe fanion. En effet, depuis maintenant plus d’un mois, le club travaille à la création d’une équipe de flag football (une version sans contact du football américain), qui compte déjà une dizaine de juniors âgés de 12 à 15 ans. Une manière d’assurer l’avenir et de former des joueurs plus aguerris.

«Notre équipe flag est un peu une école de foot, car les jeunes y apprennent la base du jeu, avant d’apprendre à tacler, explique Emmanuel Bonny. Idéalement, d’ici cinq à dix ans, nous aimerions avoir une équipe de M13 flag, des M16 et élites en tacle, en s’inspirant du meilleur exemple en Romandie, les Geneva Seahawks (ndlr: actuellement pensionnaires de LNA, lire encadré). Ils forment leurs joueurs au flag, ce qui permet à ces jeunes de comprendre le football américain avant d’apprendre à tacler.»

«Nous avions une équipe junior, il y a quelques années, mais cela n’a pas duré, car nous n’avions pas la structure», ajoute Régis Moret, vice-président et coordinateur d’attaque.

Bientôt en LNC?

Malgré une bonne présence sur les réseaux sociaux et un bon contact avec la Municipalité, le club continue de connaître ses meilleures campagnes de recrutement grâce au bouche-à-oreille. Mais le club est ambitieux et souhaite grandir en influence au sein des sports de la ville, ainsi qu’aux yeux du pays, en rejoignant la Fédération suisse de football américain (SAFV).

«On veut prochainement entrer en LNC (ndlr: la ligue au sein de laquelle joue La Côte Centurions). On veut que dans les années à venir, les gens associent également le nom de Morges au football américain», conclut le président Emmanuel Bonny.

deux associations pour un seul sport

Chaque année, deux saisons de football américain se jouent consécutivement en Suisse. Depuis 1982, la Fédération suisse de football américain (SAFV), entité officielle reconnue par Swiss Olympic, organise le championnat national pour ses 34 clubs membres. De son côté, la Ligue romande (NSFL), qui compte actuellement 9 clubs, dont 4 ont également des équipes licenciées en SAFV, permet depuis 2004 aux plus petits clubs romands de pratiquer ce sport, puisqu’une saison en LNC coûte près de 35 000 francs, contre près de 10 000 francs pour la NSFL.

Après une tentative de rapprochement ratée il y a près de cinq ans, les deux comités directeurs espèrent trouver une entente pour intégrer le championnat NSFL à la SAFV, dans les années à venir, afin de regrouper les joueurs sous un même emblème et de faire évoluer ce sport mineur.

«Nous défendons et pratiquons le même sport. La véritable différence réside dans le budget, précise Franck Meatchi, président de la NSFL et des Fribourg Cardinals, qui évoluent dans les deux ligues. A terme, nous devrons trouver une solution commune, pour développer le football américain, notamment en formant communément nos arbitres ou en mélangeant la LNC à la NSFL.» vdu


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