06.12.2017, 22:57  

«On connaissait les contraintes»

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Maxime Muraca et Victoria Monod se sont prêtés à l’exercice du shooting photo, malgré le froid.

 06.12.2017, 22:57   «On connaissait les contraintes»

Par florian.saegesser@lacote.ch

GOLF Victoria Monod et Maxime Muraca ont vécu une saison riche. Rencontre à Gland, dans leur club du Domaine Impérial.

En cette fin de mercredi, lorsque le soleil s’éclipse en catimini à l’ouest, le vent d’un froid mordant griffe le golf du Domaine Impérial de Gland. Sur les greens, pas âme qui vive. L’agitation, toute relative, a migré à l’intérieur, dans l’ambiance feutrée du club-house. Victoria Monod (16 ans) et Maxime Muraca (17 ans) attendent au salon, lovés...

En cette fin de mercredi, lorsque le soleil s’éclipse en catimini à l’ouest, le vent d’un froid mordant griffe le golf du Domaine Impérial de Gland. Sur les greens, pas âme qui vive. L’agitation, toute relative, a migré à l’intérieur, dans l’ambiance feutrée du club-house. Victoria Monod (16 ans) et Maxime Muraca (17 ans) attendent au salon, lovés dans de confortables fauteuils. Au calme, au chaud.

Les deux jeunes talents, veston sur les épaules (écusson suisse pour elle, écusson du club pour lui), se tournent déjà vers 2018, une nouvelle saison, des ambitions – élevées, cela va de soi. La discussion s’ouvre, ils évoquent leur année, leur jeu et les difficultés à lier sport et études.

Etes-vous satisfaits de votre saison?

Victoria Monod: Cela peut toujours être mieux. Ce fut une année faite de hauts et de bas, de très bons scores et de périodes où j’ai connu davantage de difficultés avec mon jeu. Il m’a manqué de la régularité, même si, dans l’ensemble, ce fut une bonne saison.

Maxime Muraca: Comme pour Victoria, mon jeu a connu beaucoup d’irrégularités. Chose positive: lorsque je jouais bien, je scorais. Reste qu’au début de l’année, j’ai dû m’accrocher car j’avais les examens. Et l’école s’avère plus compliquée pour moi que pour Victoria.

La difficulté de combiner études et compétition est une réalité.

M.M: Oui, je pense que le contexte scolaire a contribué à cette irrégularité.

V.M: J’ai, par exemple, raté quatre tournois internationaux, en raison des examens (ndlr: de fin de scolarité obligatoire). Cela m’a fait perdre un peu d’avance, au classement. Il a fallu mieux s’organiser, mais avec mes débuts au gymnase, cela ne va pas en s’améliorant (sourire).

M.M: C’est certain! On connaissait les contraintes. Cela fait partie de l’apprentissage (ndlr: Maxime prépare son bac dans une école à Aubonne).

Cela ne vous a pas empêchés de décrocher quelques beaux résultats, n’est-ce pas?

V.M: Oui. J’ai notamment participé aux Championnats d’Europe amateurs, à Lausanne. J’ai décroché le titre national tant dans la catégorie des moins de 16 ans que des moins de 18 ans. Et j’ai obtenu des deuxièmes places au Championnat de Bâle et au Championnat du Léman. Il y a d’ailleurs trop de deuxièmes places dans le lot (rires). Pour finir, j’ai aussi participé aux Championnats du monde des moins de 19 ans, à Ottawa.

M.M: Ma fiche de résultats est un peu moins impressionnante que celle de Victoria (sourire). J’ai signé quelques records de parcours. Avec l’équipe de Suisse des moins de 18 ans, on a remporté le Championnat d’Europe de division 2, et décroché notre promotion en division 1. Mais cette année, contrairement à 2016, je n’ai pas obtenu les points nécessaires pour me qualifier pour l’Orange Bowl (ndlr: le Championnat du monde junior, à Miami).

Une vive déception?

M.M: Oui. J’aurai une dernière opportunité de me qualifier l’an prochain. J’essayerai de la saisir. L’an passé, ce fut une expérience unique. Le parcours est très difficile et on rencontre tellement de petites pépites.

Vos objectifs pour 2018?

V.M: Je viserai aussi l’Orange Bowl. J’espère également être à nouveau sélectionnée pour les Championnats du monde, ainsi que décrocher quelques invitations pour des tournois professionnels. L’Evian Masters trotte dans un coin de ma tête, peut-être pas pour 2018, mais l’envie est là.

M.M: L’Omega European Masters, à Crans-Montana, reste un but. Je dois être parmi les cinq meilleurs joueurs suisses pour avoir une chance d’y participer (ndlr: il est 2e chez les juniors, et 10e chez les amateurs).

Comment s’articule votre entrainement, en hiver?

V.M: J’ai recommencé à m’entraîner en indoor, sur simulateur. J’irai ensuite à Miami, me remettre au soleil, taper en plein air. Mon premier tournoi est prévu en janvier, au Portugal; puis un autre en février, en Espagne.

M.M: Pour l’instant, j’observe une pause de deux semaines, pour soigner une tendinite au poignet. Pour moi, qui avais l’habitude de jouer tous les jours, cet arrêt est énorme. Je travaillerai ensuite la technique, sur simulateur. Mon premier tournoi sera pour le mois de février, en Espagne.

V.M: Nos hivers sont de plus en plus courts. Novembre est notre vraie pause.

M.M: On commence les saisons de plus en plus tôt.

V.M: On fait les choses par nous-mêmes.

M.M: Pour ma part, je travaille beaucoup au feeling. Je fais mon programme et pour tous les points concrets à améliorer, je regarde cela avec un coach. Si l’an prochain je réussis à me rendre à l’Orange Bowl, cela voudra dire que cela couronnera une grosse saison.

V.M: En 2018, j’ai déjà une bonne idée de mon calendrier, qui se déroulera principalement en Europe. Avec les études, je ne peux pas partir quatre semaines à l’étranger. Mais je voulais ma maturité en Suisse, et non par correspondance.


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