20.09.2019, 12:45

Textile: malgré les promesses des géants de la mode, les salariés sont toujours exploités

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Sur les 45 entreprises interrogées, seules 27 se sont engagées à garantir le versement d’un salaire vital sur leur chaîne d’approvisionnement. (illustration)

Enquête Malgré les promesses des géants de la mode qui mentionnaient des initiatives volontaires, la situation des salariés fabriquant nos vêtements est toujours préoccupante, selon une enquête.

Alors que les géants de la mode promettent, sur le papier, de garantir un salaire vital sur toute leur chaîne d’approvisionnement, la dernière évaluation de l’ONG suisse Public Eye et de la Campagne Clean Clothes montre que les petites mains du textile sont toujours exploitées.

L’enquête, repérée par la RTS, a porté sur 45 entreprises internationales de la mode, dont 19 helvétiques. Et le résultat est décevant: deux entreprises seulement, dont une suisse, versent un salaire décent à une partie des travailleuses et travailleurs. Selon Clean Clothes, un salaire minimum vital doit couvrir les besoins essentiels des employés et de leur famille et laisser une part disponible pour l’épargne.

 

 

Les deux marques qui sortent du lot sont la suisse Nile et l’italienne Gucci. Ce sont les seules qui ont fourni des indications laissant supposer qu’une partie des petites mains reçoivent un salaire vital «Pour Gucci, cela ne concerne qu’une partie des ouvrières et ouvriers en Italie. Nile est ainsi la seule enseigne pour laquelle ces indications sont valables en dehors du pays où la société a son siège», révèle Public Eye. 

Invités à interpeller

Parmi les mauvais élèves, on retrouve des entreprises suisses comme Manor, Calida, Triumph et Tally Weijl, lesquelles ne s’engageraient guère en faveur du versement d’un salaire vital, même sur le papier.

 

 

«Le constat est clair : les initiatives volontaires n’ont permis aucune amélioration significative des salaires», poursuit Public Eye. Des progrès ont toutefois été réalisés en matière de transparence de la chaîne d’approvisionnement, surtout par les grandes firmes internationales. La moitié d’entre elles publient désormais des informations sur leurs fournisseurs. Les enseignes suisses sont néanmoins à la traîne.

Enfin, la quasi-totalité des entreprises refusent de publier des données sur les salaires versés chez leurs fournisseurs. Pulic Eye invite alors les consommateurs helvétiques à interpeller huit enseignes présentes en Suisse: Calida Group, C&A, H&M, Strellson, Tally Weijl, Triumph, Zalando et Zara.

 

 

 


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